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DIABÈTE: Et si l'activation d'un seul gène pouvait le prévenir?

Actualité publiée il y a 8 années 4 mois 1 semaine
Diabetes

Cette équipe canadienne a découvert que l'absence d'une certaine protéine pourrait expliquer, en partie, la résistance à l'insuline chez les personnes atteintes de diabète de type 2. Cette protéine, Neu1, pour neuraminidase 1, qui n'avait encore jamais été associée au diabète, a pour rôle d'activer ou de désactiver l'absorption du glucose par les cellules du corps, en régulant l'acide sialique qui se forme à la surface des cellules. Ces conclusions, publiées dans la revue Diabetes, pourraient contribuer à prévenir la maladie.

Le diabète de type 2 représente 90 % des 350 millions cas de diabète dans le monde et des 3,5 millions de décès liés. Selon les US Centers for Disease Control (CDC), la prévalence du diabète a augmenté de 82 % entre 1995 et 2010, parallèlement à l'épidémie d'obésité, facteur majeur de la maladie. Les conséquences sont multiples, maladie cardiaque, accidents vasculaires cérébraux, voire amputation d'un membre. L'insulinothérapie reste le principal traitement, au-delà des mesures de mode de vie sain, comme un régime alimentaire équilibré, la pratique de l'exercice et l'arrêt du tabac.


Rétablir le fonctionnement des récepteurs de l'insuline: Le Dr Alexey Pshezhetsky, du Centre de recherche du CHU Sainte-Justine affilié à l'Université de Montréal, identifie ici, que des souris génétiquement modifiées avec 10% de l'activité normale de Neu1, exposées à un régime riche en graisses, vont développer une hyperglycémie et une résistance à l'insuline 2 fois plus rapidement que des souris témoins. Il identifie ainsi Neu1 comme un nouveau composant clé des voies de signalisation du métabolisme de l'énergie et de l'absorption du glucose. Enfin, l'équipe montre qu'en rétablissant les niveaux de la protéine Neu1 et sa fonction dans le diabète, alors il est possible d'éliminer les résidus d'acide sialique de la surface des cellules, et d'inciter à nouveau les récepteurs de l'insuline à absorber le glucose correctement.

Une option, ajoute le chercheur, qui ouvrira aux médecins la possibilité de réduire le recours à l'insulinothérapie et à réduire l'épidémie de diabète. Son étude réalisée sur des cellules et la souris sera prochainement élargie à des patients diabétiques.

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