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EXERCICE PHYSIQUE: Le sport c'est bon pour la Sécu

Actualité publiée il y a 6 années 11 mois 3 semaines
Académie de Médecine

Toute la population doit trouver sa place dans un programme Sport pour la santé, le médecin doit transmettre ses connaissances et en surveiller leur application, le citoyen doit admettre que le maintien de sa santé appelle la poursuite d’une activité physique et sportive et les pouvoirs publics doivent intervenir pour rendre prioritaire l’application d’un programme national d’activité physique et sportive (APS). C’est ce qu’écrivent, en substance, les experts de l’Académie de médecine dans leur rapport « Les activités physiques et sportives, la santé, la société ». Bref, une suggestion aux multiples bénéfices en termes de santé et d’économies: Lesport prescrit si nécessaire et remboursé, c'est aussi bon pour la Sécu.

Les experts de l'Académie rappellent le nombre important des publications qui confirment que pratiquer une activité physique et sportive, et si possible, tout au long de la vie, augmente l'espérance de vie en bonne santé, retarde la dépendance, et constitue un complément thérapeutique efficace pour de nombreuses affections comme l'obésité et bien d'autres encore. Sans oublier la prise en charge des sujets en situation d'handicap. Les études ont montré les effets bénéfiques de l'activité physique sur les processus cellulaires, tissulaires et métaboliques mais aussi dans les domaines du social, de l'éducatif et de l'intégration. Le rapport rappelle en particulier une réduction notable de la mortalité prématurée pouvant atteindre 58 %, observée en fonction du type et du niveau des activités effectuées, ce qui entraine un allongement de l'espérance de vie en bonne santé et retarde la dépendance. Une dépense énergétique supplémentaire de 1000 à 1700 Kcal par semaine sera également associée à une réduction significative de la mortalité. L'Académie pose donc la question : «Dès lors, notre société peut-elle refuser ou même négliger ces avantages? »


Une pratique « Régulière, Raisonnée, Raisonnable » : Le groupe de travail a donc non seulement réévalué les avantages d'une pratique régulière, raisonnée et raisonnable de l'activité physique et sportive et rappelé l'insuffisance générale de pratique en France. Alors que l'inactivité physique est responsable d'1 décès sur 10 dans le monde soit 3 millions de personnes selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), en France, la pratique de l'activité physique reste inférieure à celle de 34 autres pays, européens et américains de même niveau économique: Seuls 11,3% des femmes et 25,2% des hommes pratiqueraient une activité physique ou sportive, à un niveau suffisant.

« Le sport sur l'ordonnance médicale » : L'Académie fixe la barre à 5 demi-heures par semaine de pratique correspondant à une dépense d'énergie consommée en kilocalories (Kcal) de 1000 à 1700 kcal par semaine et recommande « le geste médical » sur cette pratique minimum. Un geste qui peut se limiter à la prescription de mesures de prévention primaire proposées à un sujet en bonne santé, exerçant l'activité physique conseillée, mais qui pourrait, dans d'autres circonstances, pathologiques ou en situation d'handicap, aller jusqu'à la prescription d'activité physique ou sportive (APS) en complément d'un traitement ou, même comme seul traitement. Cette prescription s'entend chez des sujets respectant une « hygiène de vie », précise le groupe de travail.

Organiser la prise en charge par l'Assurance maladie : Enfin, l'Académie propose une nouvelle organisation impliquant les pouvoirs publics pour encourager à la pratique d'une activité physique ou sportive : Un programme national, avec notamment une initiation aux activités physiques et sportives intégrée aux programmes actuels d'enseignement scolaire et universitaire, mais aussi une préparation à l'activité sportive, une information sur l'impact des APS sur l'organisme et des notions de secourisme. Enfin, la prise en charge par l'assurance maladie dans le cadre de sa politique de prévention devrait être envisagée, en association avec les mutuelles et les assurances privées, tout comme la sensibilisation des médecins et des enseignants aux bénéfices en termes de santé et d'économies.

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