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EXERCICE PHYSIQUE: L'irisine, la molécule de l'endurance qui booste le cerveau

Actualité publiée il y a 6 années 1 mois 4 jours
Cell Metabolism

Si les effets de l’exercice physique sur les capacités cognitives restent sujet à débat, une bonne condition physique est associée à de nombreux bienfaits physiques et mentaux à tous les âges de la vie. Ces chercheurs vont plus loin en identifiant une molécule, appelée irisine, produite dans le cerveau au cours de l'exercice d'endurance au rôle neuroprotecteur. Une cible toute désignée pour le développement de nouveaux traitements contre les maladies neurodégénératives et pour protéger les capacités cognitives au cours du vieillissement, selon ces conclusions, publiées dans la revue Cell Metabolism.

De précédentes études ont suggéré que l'exercice physique peut stimuler la fonction cognitive et diminuer les symptômes des maladies neurologiques comme la dépression ou le risque d'accident vasculaire cérébral, mais les résultats sont parfois contradictoires et les mécanismes sous-jacents mal compris. Un facteur de croissance appelé facteur neurotrophique issu du cerveau (ou Brain-Derived Neurotrophic Factor-BDNF) a cependant déjà retenu l'attention des scientifiques.


FNDC5/irisine et BDNF : Les chercheurs du Dana-Farber Cancer Institute et de la Harvard Medical School, montrent, sur des souris, que les niveaux dans le cerveau d'une molécule appelée FNDC5 et de sa protéine l'irisine, sont augmentés par des exercices d'endurance. Cette augmentation entraîne également l'augmentation de l'expression du facteur BDNF. Par ailleurs, l'augmentation des niveaux de l'irisine dans la circulation sanguine permet à la molécule à de traverser la barrière hémato-encéphalique et d'entraîner cette expression accrue du BDNF et d'activer d'autres gènes impliqués dans la cognition.

A contrario, si les chercheurs éteignent FNDC5 et donc irisine, les niveaux de BDNF sont réduits.

Des résultats qui suggèrent que FNDC5/irisine a le contrôle de l'expression d'une voie neuroprotectrice primordiale dans le cerveau, explique le Dr Spiegelman, auteur principal de l'étude. L'équipe travaille déjà à l'élaboration d'une forme stable de la protéine, administrable par injection et qui sera testée, d'abord, sur la souris.

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