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INFIRMIÈRES de NUIT: Un gène clé de l'adaptation au manque de sommeil

Actualité publiée il y a 11 années 2 mois 3 semaines
PloS ONE

Jusqu'à 25 % des infirmières en milieu hospitalier ne dorment pas durant 24 heures d’afilée afin de s’adapter aux gardes de nuit. Mais c’est la stratégie la moins efficace pour adapter son horloge interne au rythmes circadiens. Cette toute première étude à examiner les stratégies adoptées par les infirmières de nuit pour ajuster leurs cycles de sommeil entre jour et nuit suggère que certaines variations génétiques déterminent la caoacité d’adaptation au travail de nuit. Des conclusions publiées dans l’édition du 13 avril de la revue PloS ONE (Public Library of Science One).

Cette étude a été menée par questionnaires auprès de 388 infirmières qui travaillent au Centre médical de la Vanderbilt University. Elle constate que les variations sur les “gènes de l'horloge circadienne” ont un impact visible sur les capacités d'adaptation des infirmières au poste de nuit. Un certain nombre d'études antérieures ont montré que l'incidence répétée d'un sommeil désynchronisé avec l'horloge biologique nuit à la santé en augmentant le risque de troubles cardiovasculaires, métaboliques et gastro-intestinaux, de certains types de cancer et de troubles mentaux. Le décalage horaire est l'exemple le plus connu de cette désynchronisation.


La «stratégie de manque de sommeil»: La programmation des gardes depuis la pénurie de personnel infirmier fait que les infirmières sont tout particulièrement sensibles à ce problème. Les infirmières hospitalières font presque toujours des séries de 12 heures. Parmi les stratégies les plus fréquentes pour faire face à ce dérèglement, l'approche la plus commune, utilisée par environ la moitié des participants, est de dormir à la fin de la matinée avant leur premier quart de nuit. En seconde position vient la «stratégie de manque de sommeil» consiste à rester éveillé durant les 12 heures qui précèdent la prise du poste, ce qui signifie une absence de sommeil pendant au moins 24 heures d'affilée.

(Voir schéma ci-contre dur une période de 8 jours de A à H). Le poste de travail est représenté en gris foncé, le temps de sommeil en rouge, le temps libre en gris clair.

Un gène de l'adaptation à la privation de sommeil? Les chercheurs ont également prélevé des échantillons d'ADN de tous les participants afin d'examiner dans quelle mesure leurs horloges circadiennes ont influencé leur capacité d'adaptation. Ils ont découvert des variantes d'un gène, appelé PER3, semblent avoir un impact majeur sur l'adaptation à la privation de sommeil. Certaines personnes avec une variante de ce génotype semblent réagir plus mal que la moyenne, tandis que d'autres, avec d'autres variantes semblent répondre mieux que la moyenne.