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Journée mondiale de prévention du SUICIDE: Stop à la stigmatisation

Actualité publiée il y a 5 années 3 mois 1 semaine
OMS, IASP

Le suicide, c’est un décès toutes les 40 secondes ou plus de 900.000 chaque année. Parmi les trois premières causes de décès chez les 15-44 ans, le suicide pose deux grands défis, pouvoir détecter le risque et le prévenir, et éradiquer la stigmatisation dont sont victimes les personnes suicidaires. Cette année, la Journée mondiale de prévention du suicide souhaite sensibiliser à la prévention et inspirer la mise en œuvre de nouvelles initiatives pour éradiquer la stigmatisation. 2 objectifs liés, car la prévention ne sera pas efficace tant que subsiste la stigmatisation.

Cette année, l'Association internationale pour la prévention du suicide entame un véritable tour du monde pour sensibiliser les populations et les gouvernements sur ces 2 objectifs.


La prévention du suicide peut être optimisée et la majorité des suicides pourraient être évités par des mesures communautaires comme à l'échelle nationale pour réduire les risques, et notamment l'accès aux moyens de se suicider comme les armes à feu par exemple, par une meilleure écoute, surveillance et prise en charge des personnes ayant déjà commis des tentatives de suicide (TS), en formant des personnels de santé spécialisés et, en prenant mieux en charge les patients atteints de troubles mentaux. Car la dépression et les troubles liés à la consommation d'alcool, la maltraitance, la violence, le deuil et la rupture sociale, représentent des facteurs majeurs de risque de suicide. Une grande proportion de personnes qui meurent par suicide souffrent de maladie mentale. Elles se suicident sans contacter ou être suivies par les services sociaux...

Les suicides totalement inattendus sont rares : La plupart des TS sont précédées de signes à prendre au sérieux par l'entourage et par les personnels de santé. La recherche progresse sur l'identification des facteurs de risque, comme le montre l'étude récente publiée dans la revue

Psychological Medicine qui livre une première photographie du profil à risque, ou encore cette recherche de l'Université d'Indiana qui s'attaque aux biomarqueurs génétiques du risque.

Cependant, le risque de suicide reste dans certains cas, extrêmement complexe à détecter, même quelques jours seulement avant la tentative, en raison de situations chargées d'émotions, difficiles à interpréter pour la famille et l'entourage.

L'ignorance amplifie la stigmatisation, associée à la maladie mentale et au comportement suicidaire, un stigmate qui reste profondément enraciné dans la plupart des sociétés.

En France, en dépit d'une baisse de 25 % en 25 ans, et de 50% chez les jeunes, le taux de suicide reste l'un des plus élevé d'Europe. Chaque année 220.000 tentatives de suicide entraînent plus de 10.000 décès. Alors, à l'occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide, la ministre de la Santé, installera ce mardi 10 septembre, un Observatoire national du suicide ayant pour mission d'améliorer la connaissance des mécanismes conduisant aux suicides, de mieux coordonner et exploiter les différentes données et d'évaluer les politiques publiques de lutte contre le suicide, et particulièrement dans le champ de la prévention.

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