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La maladie PARODONTALE associée à un risque accru de cancer du sein

Actualité publiée il y a 4 années 7 mois 3 semaines
Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention

Cette étude peut alerter les femmes, post-ménopausées qui souffrent de maladie parodontale. Son auteur avait déjà documenté il y a quelques mois et par une très large méta-analyse, l’association entre inflammation de bas grade et risque accru de cancer du sein. Le Pr Jo L. Freudenheim, de l’Université de Buffalo récidive avec cette étude pour révéler le lien significatif entre la maladie parodontale et ce même risque accru de cancer du sein chez les femmes ménopausées. Les conclusions présentées dans la revue Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention soulignent également le poids des antécédents de tabagisme dans ce lien entre parodontie et cancer du sein.

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La conclusion de l'étude n'est pas anodine alors que la maladie parodontale est extrêmement répandue : en France, plus de 80 % des adultes entre 35 et 44 ans souffrent déjà de maladies parodontales (OMS/ADF). De nombreuses études ont déjà associé la maladie parodontale et certains risques de maladies, en particulier cardiaques et métaboliques. On sait également que les femmes enceintes qui présentent une parodontite sévère ont un risque accru d'accouchement prématuré. · Parmi les parodonpathies, les gingivites, qui n'atteignent que la gencive (voir visuel ci-contre) qui sont plus faciles à traiter. · A contrario, les parodontites atteignent les tissus de soutien de la dent (ligament, os) pouvant entraîner la perte de dents et des effets sur l'ensemble de l'organisme.


La parodontite signifie atteinte infectieuse : Les bactéries s'accumulent à la jonction de la gencive et des dents, avec infection et inflammation inflammatoires (les gingivites) ou s'infiltrent davantage et réalisent une infection localisée (parodontie). Une infection/inflammation qui va progresser rapidement chez les patients plus vulnérables.

Ici, Jo L. Freudenheim, professeur émérite au Département d'épidémiologie et de santé environnementale de l'Université de Buffalo et son équipe, ont suivi durant 7 ans, 73.737 femmes ménopausées participant à la Women's Health Initiative Observational Study, exemptes de cancer du sein au début de l'étude.

Au cours du suivi,

· 26,1% des femmes ont été diagnostiquées avec la maladie parodontale,

· 2,9% des femmes ont été diagnostiquées avec un cancer du sein,

· le risque de cancer du sein s'avère accru de 14% chez les femmes qui avaient la maladie parodontale.

· Parmi les femmes qui avaient cessé de fumer au cours des 20 dernières années, la maladie parodontale est associée à un risque accru de 36% de cancer du sein.

· Parmi les femmes « fumeuses actuelles », la maladie parodontale est associée à un risque accru de 32% de cancer du sein.

· Parmi les femmes jamais fumeuses, la maladie parodontale est associée à un risque accru de 6 à 8% de cancer du sein.

L'explication reste la même : les bactéries pénètrent dans la circulation sanguine du corps et finalement affectent le tissu mammaire. Si d'autres études restent nécessaires pour établir le lien de causalité, la recommandation est bien là : ne pas fumer et faire attention à son hygiène dentaire. Et, pour prévenir ou réduire toute une série de risques, dont celui de cancer du sein.

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