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LONGÉVITÉ: DRD4, le génotype qui prédit longue vie

Actualité publiée il y a 7 années 11 mois 1 jour
The Journal of Neuroscience

Cette variante du gène du récepteur de la dopamine est lié à la fois à une personnalité plus active et associé à une vie plus longue. Dérivé d'un gène récepteur de la dopamine, il vient d’être identifié à des taux bien plus élevés chez les personnes de plus de 90 ans et, chez la souris, est lié à une augmentation de durée de vie qui peut atteindre 10%. Ces chercheurs de l’Université de Californie Irvine montrent dans l’édition du 2 janvier du Journal of Neuroscience comment activité et longévité sont génétiquement liées.

Ce variant, dérivé d'un gène récepteur de la dopamine et appelée allèle 7R DRD4, sans influer directement sur la longévité, est associé également chez l'Homme à une personnalité active, un trait de personnalité impliqué dans une vie plus longue.


Robert Moyzis, professeur de chimie biologique à l'UC Irvine et le Dr Nora Volkow, psychiatre et directeur du National Institute on Drug Abuse (NIDA-NIH) montrent que cette variante du gène fait partie du système de la dopamine, participe à la transmission des signaux entre les neurones et joue un rôle majeur dans le réseau du cerveau responsable de l'apprentissage lié à l'attention et à la récompense.

L'allèle DRD4 7R « booste » la dopamine ce qui augmente la réactivité des individus à leur environnement. Les gens qui portent cette variante du gène sont plus motivées à poursuivre des activités sociales, intellectuelles et physiques. La variante est également liée au TDAH et à certains comportements addictifs ou à risques. La variante génétique ne peut pas influer directement sur la longévité mais est associée à des traits de personnalité associés au fait de vivre plus longtemps et en meilleure santé. Plus vous êtes impliqué dans des activités sociales et physiques, plus vous aurez de chance de vivre plus longtemps, rappellent les auteurs.

Âge avancé et activité physique : Pour cette étude, l'équipe de l'UC a analysé des échantillons génétiques de 310 participants très âgés, issus de « l'étude 90+ » et montre chez ce groupe très âgé, une augmentation de 66% de la prévalence de la variante par rapport à un groupe témoin de 2.902 personnes plus jeunes, âgées de 7 et 45 ans. La présence de la variante a également été fortement corrélée avec des niveaux plus élevés d'activité physique.

Une souris, privée par les chercheurs de cette variante va connaître une diminution de sa durée de vie de 7 à 9,7% par rapport à une souris qui possède le gène.

Enfin, si des études complémentaires doivent encore identifier les avantages cliniques de ces premiers résultats, il est clair que les personnes atteintes de cette variante du gène sont déjà plus susceptibles de pratiquer plus d'activité physique et donc de vivre en meilleure santé.

Source: The Journal of Neuroscience, 2 January 2013, 33(1):286-291; doi:10.1523/JNEUROSCI.3515-12.2013 DRD4 Genotype Predicts Longevity in Mouse and Human

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