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MOBILE et CANCER du cerveau: Le risque commence avec l'excès

Actualité publiée il y a 4 années 7 mois 2 jours
Journal of Occupational and Environmental Medicine

Les usages élevés du téléphone portable, soit en cumul « à vie » d’utilisation, soit en nombre d’appels passés, pourraient bien être associés à un risque significatif de gliome notamment, conclut cette étude française. Cependant, prenant en compte des données anciennes de 10 ans, ses conclusions, publiées dans le Journal of Occupational and Environmental Medicine, sont peu susceptibles d’une estimation précise de ce risque. Elles alertent néanmoins sur les risques d’un usage très intensif et rassurent aussi sur un usage raisonnable.


Cette étude française de l'Université Bordeaux Segalen a été menée auprès de 447 adultes diagnostiqués sur la période 2004-2006, avec des types communs de tumeur cérébrale, gliome (n=253) ou méningiome (n=194), entre 2004 et 2006 et 892 personnes exemptes de diagnostic de cancer -participant à l'étude Cerenat- interrogés sur leur usage du téléphone mobile. Une utilisation régulière a été définie au moins une fois par semaine pendant 6 mois ou plus. Les chercheurs ont pris en compte les facteurs de confusion possibles comme le niveau d'éducation, le tabagisme et la consommation d'alcool, la profession et les expositions professionnelles.

Les chercheurs n'identifient aucune association entre l'utilisation régulière du mobile et le risque de tumeur cérébrale. Lorsque l'on compare les utilisateurs réguliers de téléphones mobiles avec des non-utilisateurs, OR : 1,24 pour les gliomes et OR : 0,90 pour les méningiomes.

Elle révèle cependant,

· une augmentation du risque de gliome/méningiome avec la durée cumulative d'utilisation la plus élevée, soit > 896 heures, alors, le risque relatif vs la non-utilisation OR : 2,89/2,57, une durée qui représenterait, en moyenne une utilisation mensuelle > 15 heures,

· et avec le nombre d'appels passés, pour le risque de gliome : Si ≥18 360 calls, OR : 2.10,

Un risque qui concerne ici 37 cas et 31 témoins et pourrait donc valoir pour environ 8% des usagers.

Cependant, l'utilisation moyenne du mobile, au moment de l'étude, soit il y a 10 ans est très en-dessous de l'usage actuel, en particulier chez les jeunes, et d'autre part les technologies ont évolué depuis (3G et Wi- Fi).

Les chercheurs concluent que leurs résultats soutiennent de précédentes conclusions avec une association possible entre l'utilisation intensive du téléphone mobile et le développement de tumeurs du cerveau.

Source: Occupational and Environmental Medicine May 9 2014 doi:10.1136/oemed-2013-101754 Mobile phone use and brain tumours in the CERENAT case-control study (Viuel© FotolEdhar - Fotolia.com)

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