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PERTE DE POIDS: Toutes les calories ne se valent pas

Actualité publiée il y a 5 années 1 mois 4 semaines
NHS

La restriction calorique est l’une des conditions de base de la plupart des régimes. Pourtant 2 questions se posent, «l’obsession des calories » n’est-elle pas de nature trop contraignante au point justement de passer outre, et toutes les calories se valent-elles ? Le National Health Service britannique (NHS) nous propose ici, à partir de la revue de certaines études, un point bien utile sur l’importance de l’apport calorique dans la perte et/ou le maintien du poids.

Si la calorie est une unité d'énergie correspondant à la quantité d'énergie nécessaire pour élever la température d'un litre d'eau d'1°C, c'est aussi l'unité de mesure, alors exprimée en kilocalories ou kcal, utilisée pour évaluer la quantité d'énergie apportée par les aliments. Les apports caloriques quotidiens nécessaires, estimés en moyenne à 2.500 kcal pour un homme et à 2.000 kcal pour une femme varient bien évidemment de manière importante en fonction des niveaux d'activité physique.


Notre métabolisme est le processus qui va transformer cet apport alimentaire en énergie pour alimenter l'ensemble des processus chimiques nécessaire à la vie. De nombreuses études ont documenté le rôle très particulier du tissu adipeux brun constitué de cellules adipeuses brunes, qui peuvent générer de la chaleur, sans activité musculaire, et sont donc capables de déclencher la combustion de la graisse corporelle, dans un processus appelé thermogenèse. En raison de cette consommation accélérée d'énergie, le tissu adipeux brun est donc l'objet de recherches toujours plus nombreuses de nouveaux traitements contre l'obésité…et contre la graisse blanche.

Notre taux métabolique basal qui correspond à notre métabolisme de base (MB), ou besoins énergétiques incompressibles de notre organisme représente entre 40% et 70% de nos besoins énergétiques quotidiens, selon l'âge et le style de vie. Toute l'énergie supplémentaire consommée au-delà sera soit utilisée lors d'une dépense énergétique supplémentaire, comme à l'occasion de la pratique d'une activité physique par exemple, soit stockée sous forme de graisse.

Toutes les calories se valent-elles ? Selon les aliments consommés, une partie de l'énergie va « s'échapper » de notre système digestif. On parle alors de niveau d'inefficacité ou d'efficacité métabolique. Plus l'efficacité métabolique est élevée, plus l'énergie apportée par l'apport calorique théorique est élevée. Les aliments à faible efficacité métabolique présentent donc un «avantage métabolique» car ils exigent plus d'efforts de notre métabolisme et donc apportent au final moins d'énergie. C'est le cas des aliments cuits, en particulier les glucides cuits, qui présentent une efficacité métabolique supérieure à celle des fruits et légumes crus.

Les aliments transformés, a contrario, à forte efficacité métabolique, ne vont pas exiger de gros efforts à la digestion et vont apporter au final plus de calories. De plus, ces aliments présentent en général une forte teneur en sucre, qui ajoute encore au risque de surpoids, d'obésité (et de diabète).

L'équilibre et la diversité alimentaires comptent tout autant que le nombre de calories : Se fier uniquement à l'apport calorique sans prendre en compte la diversité et la valeur nutritives des aliments serait une erreur, pour la santé comme pour le maintien (ou la perte de poids).

De nombreux régimes ont intégré une partie du concept et vont favoriser les apports en aliments à faible efficacité métabolique présentant donc un «avantage métabolique», tentant ainsi de tromper le métabolisme.

Mais de nombreuses études ont montré que l'exclusion systématique de certains nutriments, l'absence de diversification conduit aussi à des effets néfastes sur la santé.

Le régime alimentaire doit donc rester diversifié et équilibré. « L'important est de parvenir au bon équilibre ».

Hors régime spécifique, les recommandations de base vont vers une alimentation riche en fruits et légumes, en féculents comme le riz et les pâtes, avec une quantité modérée de protéines (viande et œufs), de produits laitiers et, enfin une quantité limitée de graisses saturées et de sucres.

Un régime de perte de poids doit être supervisé par un professionnel de santé qualifié. L'aspect émotionnel et psychologique du comportement envers la nourriture, comme récompense ou « addiction », ne doit pas être ignoré. De plus en plus d'études évoquent la prise en charge de l'obésité comme une forme de « dépendance » et évoquent l'efficacité des thérapies cognitivo-comportementales pour la perte de poids. Les facteurs déclencheurs « d'hyperphagie » sont de mieux en mieux pris en compte, de l'émotion ou le stress, aux stimuli alimentaires environnementaux. Supprimer ou apprendre à ignorer ces stimuli alimentaires est parfois une partie de la solution, y compris chez l'Enfant.

Un objectif trop ambitieux nuit à l'objectif de perte de poids: Il vaut mieux adopter une attitude flexible, pas trop rigide envers la consommation de calories et l'objectif de perte de poids. Pour démonstration, cette étude qui plaide pour un objectif de perte de poids de 3 à 5 kilos plutôt que pour un objectif précis de 3 kilos. Plus rigides sont les règles du régime alimentaire, plus il est probable qu'on les enfreindra.

Des limites hebdomadaires sont préférables aux limites quotidiennes. Pour une bonne raison, on reprend toujours un peu de poids le weekend.

En conclusion, les calories comptent bien, mais pas seulement et pas jusqu'à l'obsession. Le mode de vie et le comportement sont tout aussi importants pour parvenir à une perte et/ou à un contrôle du poids durable.

Source: NHS (et biblio) Can we count on counting calories?

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