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POLLUTION: Premier facteur de risque sanitaire environnemental en UE

Actualité publiée il y a 3 années 9 mois 3 semaines
Agence européenne pour l'Environnement

En pleine conférence de l'ONU sur le climat (COP 21) au Bourget, l’Agence européenne alerte sur les conséquences sanitaires, chiffrées, de la pollution atmosphérique. La pollution reste le premier facteur de risque sanitaire environnemental en Europe avec pour effet direct, plus de 430.000 décès prématurés en Europe chaque année. Au-delà, la pollution raccourcit aussi l’espérance de vie et réduit la qualité de vie. Enfin, elle coûte très cher à l’Europe, entre 330–940 milliards par an.


La plupart des citadins de l'UE restent exposés à des niveaux jugés nocifs : les limites et valeurs cibles de l'UE pour les matières particulaires (PM) sont dépassées dans de grandes parties de l'Europe: ainsi,

- la limite journalière L'UE pour les particules de diamètre < 10 μm (PM10) est dépassée dans 22 des 28 États de l'UE,

- la limite pour les PM <2,5 μm (PM2,5) est dépassée dans 7 États de l'UE.

- 17% de la population urbaine européenne sont exposés à des niveaux de PM10> à la valeur limite en UE,

- 61% à des concentrations > aux limites fixées par l'OMS.

- C'est respectivement le cas de 9% de la population et 87% de la population urbaine européenne pour les PM2,5.

Les principaux polluants comprennent,

- ces particules (PM),

- l'ozone troposphérique (O3),

- le dioxyde d'azote (NO2).

- En revanche, les concentrations de monoxyde de carbone, de benzène et de métaux lourds (arsenic, cadmium, nickel et plomb) dans l'air extérieur étaient généralement faibles dans l'Union européenne en 2013, avec quelques dépassements des valeurs limites et cibles respectives fixées par la législation européenne.

La charge de morbidité résultant de la pollution de l'air est substantielle, avec en particulier l'augmentation des risques de maladie cardiovasculaire et d'AVC, les maladies pulmonaires dont le cancer du poumon. Rappelons que la pollution de l'air dans son ensemble, ainsi que les PMs ont récemment été classées comme cancérogènes (IARC, 2013). Le rapport estime que l'exposition chronique à ces microparticules est responsable de 432.000 décès prématurés en Europe, chaque année (ici 2012). Les expositions au dioxyde d'azote et à l'ozone sont jugées responsables respectivement d'environ 75.000 et 17.000 décès prématurés.

La pollution de l'air impacte aussi, plus largement la réduction de la qualité de vie et des années de vie en bonne santé, sans compter les conséquences économiques associées, estimées à 330–940 milliards/an.

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