Vous recherchez une actualité
Actualités

PRÉMATURITÉ: 1 bébé sur 10 naît trop tôt, 1 sur 15 ne survivra pas

Actualité publiée il y a 7 années 7 mois 2 semaines
OMS

1,1 million de bébés prématurés perdent la vie sur les 15 millions de bébés qui naissent prématurément chaque année. 75% d'entre eux pourraient survivre, conclut ce nouveau rapport « Born too soon » de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Seconde cause de décès chez les enfants de moins de 5 ans, la prématurité reste « maladie » négligée.

C'est sans compter les incapacités physiques, neurologiques ou pédagogiques dont souffrent un grand nombre d'enfants prématurés. Des soins parfois simples et peu coûteux pourraient éviter ces décès et ces incapacités. «Être né trop tôt est une cause de mortalité non reconnue, révèle le Dr Joy Lawn, corédactrice du rapport. Les naissances prématurées représentent près de la moitié de la totalité des décès chez les nouveau-nés dans le monde et sont la seconde cause de décès chez les enfants de moins de 5 ans.»


Ampleur et disparités : Parmi les 11 pays qui affichent des taux de naissance prématurée supérieurs à 15%, 9 sont d'Afrique subsaharienne. 60% des naissances prématurées interviennent en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne. La prématurité impacte 9% des naissances, en moyenne, dans les pays riches, mai 12% dans les pays les plus pauvres. Ainsi, en France, on estime aujourd'hui à 65.000 le nombre de naissances prématurées (accouchement avant 37 semaines d'aménorrhée soit huit mois de grossesse) par an, soit 8,1% des naissances. Globalement, le nombre de naissances prématurées est à la hausse, ces 20 dernières années, dans l'ensemble des pays du monde, sauf 3.

Pays riches, pays pauvres, causes et issue différentes : Cependant, dans certains pays riches, comme les Etats-Unis, plus d'une naissance sur neuf, est prématurée. En cause, les grossesses tardives, les FIV et les grossesses multiples, les déclenchements et les césariennes non nécessaires. Alors que dans les pays à faible revenu, ce sont les infections, le paludisme, le VIH et un taux élevé de grossesses précoces qui sont responsables des naissances prématurées. Le taux de mortalité marque un écart impressionnant entre pays riches et pays pauvres : «Pour les bébés nés avant la 28e semaine, explique le Dr Christopher Howson, co-auteur du rapport, dans les pays à faible revenu, plus de 90% des bébés meurent au cours des premiers jours de vie, alors que moins de 10% de bébés meurent dans les pays à revenu élevé

En améliorant les soins dispensés pour complications, telles que les infections et la détresse respiratoire, 50% des décès de prématurés pourraient être évités. Des interventions particulièrement efficaces pour les bébés de prématurité moyenne, représentant plus de 80% de la totalité des naissances avant terme. Ainsi, le rapport évoque quelques gestes simples, les injections de stéroïdes anténatales pour les mères qui ont des contractions prématurées, la pratique du peau à peau pour garder le bébé au chaud, la méthode kangourou pour l'allaitement fréquent, l'utilisation de crème antiseptique pour prévenir l'infection du cordon ombilical ou des antibiotiques pour combattre les infections…Enfin, une formation en soins de base pour les prématurés devrait être dispensée à tous les professionnels de santé.

Prévention et dépistage: Favoriser les grossesses à terme, ou à la 39e semaine en luttant contre certains facteurs de risque de prématurité, antécédents, insuffisance pondérale ou obésité, diabète, hypertension, tabagisme, infections, âge de la mère,…et en étudiant les interactions possibles entre ces différents facteurs, pourrait permettre de dépister puis de traiter les femmes à risque.

Le rapport rappelle enfin les 2 objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), la réduction de deux tiers des décès des jeunes enfants et l'amélioration de la santé maternelle, d'ici 2015.

Source: OMS Born too soon: the global action report on preterm birth (Vignette SOS Préma)

Accéder aux dernières actualités sur la Prématurité

Lire aussi : PRÉMATURITÉ: Le paradoxe apparent de l'allaitement maternel

Autres actualités sur le même thème