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PSYCHO: Être un peu psychotique peut être bon pour la santé

Actualité publiée il y a 6 années 10 mois 1 semaine
Brain, Behaviour and Immunity

5 principaux de traits permettent de définir la personnalité mais lesquels sont favorables à la santé ? C’est la question que se sont posés ces scientifiques de l’Université de Rochester. Leurs conclusions, publiées dans l’édition de novembre de la revue Brain, Behaviour and Immunity, montrent qu’être un peu névrosé n’est pas forcément mauvais pour la santé.

Les chercheurs de l'University of Rochester School of Medicine and Dentistry et de la Purdue University (US) rappellent que la personnalité d'un individu peut être évaluée sur un modèle à 5 variables du comportement, l'ouverture allant de la curiosité à la prudence, la conscience ou l'organisation vs la négligence, l'extraversion vs l'introversion, l'amabilité ou la compassion vs la méchanceté et enfin la névrose ou une nervosité vs un sentiment de sécurité et de confiance.


Leur recherche a porté sur 1.054 personnes, âgées de 34 à 84 ans, à 56% des femmes, participant à la cohorte américaine « Midlife », invitées à remplir un questionnaire évaluant ces 5 traits de personnalité. 2 ans après le début de l'étude, les chercheurs ont évalué leur santé physique et leur mode de vie et relevé les concentrations sanguines de la protéine interleukine-6 ​​(IL-6), une protéine est produite par les cellules du système immunitaire qui stimule la réponse immunitaire de l'organisme à l'infection et aux lésions tissulaires. IL-6 est donc un marqueur d'inflammation dans le corps. Des études précédentes ont déjà trouvé une association entre les niveaux de névrose et de conscience avec des marqueurs inflammatoires, rappellent les auteurs. Les personnes ayant des niveaux très élevés de marqueurs inflammatoires peuvent être à risque accru de développer une maladie chronique, comme une maladie cardiaque.

Des niveaux élevés de conscience et de névrose sont associés à de faibles niveaux d'inflammation, constatent les auteurs:

- La conscience et la névrose sont individuellement associées à des niveaux inférieurs d'IL-6 dans le sang,

- la relation entre la névrose et l'IL-6 est dépendante du niveau de conscience,

- chez les participants à faible niveau de conscience, il n'existe pas de relation entre la névrose et les niveaux d'IL-6,

- chez les participants à niveau élevé de conscience, un niveau plus élevé de névrose est associé à des niveaux significativement plus faibles d'IL-6,

- l'ajustement pour les maladies, les médicaments, les comportements de santé et l'IMC réduit la force de l'interaction entre la conscience et la névrose, mais ces conclusions restent statistiquement significatives.

- l'amabilité est associée à une augmentation des niveaux d'IL-6, mais cette association n'est plus statistiquement significative après ajustement pour les facteurs démographiques.

Conscience et névrose combinées correspondent à ce que les chercheurs appellent neuroticisme (neuroticist). En constatant cette relation entre des niveaux élevés de névrose et de faibles niveaux de marqueurs de l'inflammation chez les sujets à niveaux élevés de conscience, les auteurs associent une baisse des taux d'IL-6 à une bonne santé (sans tenir compte des implications de la névrose sur la santé mentale). Bref, à quelqu'un qui à la fois adopte un mode de vie sain (conscience), se soucie de sa santé et consulte un médecin au moindre doute (névrose). Mais, l'étude ne prouve certainement pas que d'être neurotisciste ou névrotique en conscience peut être un bon ou mauvais point pour la santé.

Source: Brain, Behaviour and Immunity doi.org/10.1016/j.bbi.2012.10.020 online October 31 2012 Big 5 personality traits and interleukin-6: Evidence for “healthy Neuroticism” in a US population sample (Visuel Fotolia)

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