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Santé DENTAIRE: Des cellules souches plutôt qu'un amalgame pour réparer les dents

Actualité publiée il y a 5 années 2 mois 2 semaines
Inserm et Stem Cells

C’est la compréhension du mécanisme naturel de réparation des dents et donc la perspective de nouvelles stratégies thérapeutiques, que nous apporte cette étude d’une équipe de l’Inserm, menée sur de la pulpe de molaire de souris. En isolant et en étudiant des cellules souches de dent, en identifiant les 2 neurotransmetteurs nécessaires à la réparation dentaire, les chercheurs ouvrent la possibilité d'amplifier le processus naturel de réparation sans besoin de recours à des matériaux de coiffage ou de comblement.

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La dent est un organe minéralisé, implanté dans la bouche par une racine, explique le Communiqué de l'Inserm. La partie « vivante » de la dent ou cavité dentaire, est constituée de la pulpe dentaire composée de vaisseaux et de nerfs, avec, autour, la dentine recouverte d'un tissu encore plus dur, l'email. Lorsqu'une lésion dentaire apparaît, les cellules souches dormantes de la pulpe se réveillent pour tenter de réparer la dent. Jusque-là on en savait peu sur ce processus.


Cellules souches, dopamine et sérotonine: Les chercheurs de l'Inserm et de l'université Paris Descartes de l'Unité « Toxicologie, pharmacologie et signalisation cellulaire » ont isolé des cellules souches de dent à partir de pulpe de molaire de souris, les ont analysées et ont pu identifier à leur surface 5 récepteurs spécifiques à la dopamine et à la sérotonine. L'équipe montre qu'en cas de lésion dentaire, les plaquettes sanguines libèrent une grande quantité de sérotonine et de dopamine qui recrutent alors, via leurs récepteurs, des cellules souches pour réparer la dent.

Ainsi, sur des rats dont les plaquettes ne produisent ni sérotonine ni de dopamine, le processus de réparation dentaire est bloqué.

C'est donc toute la chaîne du processus naturel de réparation dentaire qui vient d'être décryptée par cette équipe, suggérant qu'il pourrait être possible de l'amplifier, sans avoir recours à des matériaux de substitution –utilisés actuellement par les dentistes-, conclut Odile Kellermann, auteur principal de l'étude.

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