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SCLÉROSE en plaques: Le manque de vitamine D décisif dans la maladie

Actualité publiée il y a 4 années 3 semaines 1 jour
PLoS Medicine

Ce n’est pas vraiment nouveau, c’est une confirmation. Cette étude génétique de l'Université McGill montre l’association entre la vitamine D et le risque de sclérose en plaques (SEP). Les conclusions, présentées dans la revue PLoS Medicine soutiennent de précédentes données d'observation associant déjà de faibles niveaux de vitamine D au risque accru de SEP.

La sclérose en plaques est une maladie auto-immune qui affecte les nerfs dans le cerveau et la moelle épinière. La maladie touche environ 2,5 millions de personnes dans le monde et 80.000 personnes environ en France. C'est la première cause de handicap non traumatique chez l'adulte jeune. La maladie se caractérise par une réaction inflammatoire développée contre la myéline du SNC (système nerveux central) qui protège les fibres nerveuses, et détériore ainsi la qualité des influx nerveux. Dans la plupart des cas, cette maladie évolue par poussées avec apparition de un ou plusieurs signes neurologiques. Il a toujours été difficile de déduire une relation de cause à effet entre vitamine D et SEP parce que les patients atteints pourraient partager un autre facteur encore inconnu ou facteur de confusion qui augmente leur risque de sclérose en plaques. Si des études ont déjà suggéré que les personnes qui vivent au soleil (Visuel de gauche) et ont des niveaux plus élevés de vitamine D ont moins de risque de développer une sclérose en plaques (SEP), si une supplémentation n'est pas recommandée dans l'attente de recherches plus poussées, de faibles niveaux sanguins en vitamine D ont déjà été associés notamment par cette étude de la Johns Hopkins à une augmentation du nombre de lésions cérébrales et à une maladie plus active chez les personnes atteintes de SEP.


Ici, les chercheurs canadiens ont utilisé technique génétique appelée randomisation mendélienne pour vérifier, avec le moins de biais possible, l'association entre les niveaux génétiquement réduits de vitamine D et la susceptibilité à la SEP, chez 14.498 participants atteints de SEP et 24.091 témoins en bonne santé, dans le cadre de la cohorte International Multiple Sclerosis Genetics Consortium study. Cette approche permet d'éviter en grande partie le risque de confusion ou de causalité inverse.

Ø L'analyse confirme qu'une réduction « génétique » du niveau de vitamine D est significativement associée à un risque accru de sclérose en plaques.

Les auteurs concluent que les niveaux de vitamine D génétiquement réduits sont fortement associés à une susceptibilité accrue à la SEP. Mais ils vont plus loin : Ils suggèrent que des niveaux normaux de vitamine D peuvent retarder ou empêcher l'apparition de la SEP. Cependant d'autres essais, actuellement en cours, devront encore confirmer l'intérêt d'une supplémentation pour le traitement et la prévention de la sclérose en plaques.

Source: Plos Medicine August 25, 2015 DOI: 10.1371/journal.pmed.1001866 Vitamin D and Risk of Multiple Sclerosis: A Mendelian Randomization Study

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