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SOIN des BRÛLURES: Une nutrition riche et protéinée fait partie du traitement

Actualité publiée il y a 3 années 4 mois 3 semaines
AAAS

Les brûlures vont cicatriser plus rapidement si les patients reçoivent, durant leur traitement un apport 3 à 4 fois plus important de protéines et globalement un apport calorique accru de 140% conclut cette étude d’une Unité de soins intensifs des brûlures de l'Université Ohio State. Un soutien nutritionnel qui devra durer jusqu’à 18 mois, soulignent les auteurs.

Le Dr Larry Jones, directeur du centre de soin des brûlures du Centre médical de l'Ohio explique que son équipe vérifie régulièrement les supplémentations prescrites aux patients souffrant de brûlures graves. Ces patients, qui supportent des douleurs sévères et des soins également douloureux, n'ont jamais envie de manger, la nutrition est pourtant vitale pour leur récupération. Dans ce centre de l'Ohio, la nutrition fait partie des indicateurs majeurs de qualité des soins aux patients grand-brûlés.


Explication des auteurs : Le métabolisme s'accélère car pour guérir les lésions, l'organisme cherche le maximum de nutriments possible. Si le patient ne reçoit pas suffisamment de calories et de protéines, cette insuffisance va entraîner une faiblesse musculaire et ralentir considérablement la cicatrisation.

En pratique, les grand-brûlés suivis en unité de soins intensifs chirurgicaux reçoivent d'abord, par nutrition parentérale et dans les 6 heures qui suivent leur admission, un mélange riche en protéines. Les patients présentant des brûlures couvrant 20% ou plus de la surface corporelle, seront ensuite tout particulièrement suivis sur le plan de la nutrition. D'autres facteurs peuvent justifier ce suivi spécifique, comme la profondeur de la brûlure, l'âge, les comorbidités ou un état de malnutrition pré-existant.

A l'admission, tout commence par une évaluation nutritionnelle pour déterminer les besoins en énergie et en protéines, ainsi que le meilleur mode de nutrition (orale, parentérale, ou entérale). L'équipe infirmières surveille les apports caloriques quotidiens, l'évaluation du poids et recommande la transition éventuelle vers un autre mode de nutrition, dont le retour à l'alimentation orale. Certains patients auront besoin d'apports alimentaires supplémentaires durant la nuit, d'autres d'un enrichissement en protéines.

Une « approche alimentaire agressive » mais nécessaire au traitement de ces patients. L'équipe de service des brûlures de l'Ohio est considérée aux Etats-Unis comme parmi les «Best of the Best», le Centre hospitalier de l'Ohio State étant classé dans le top 10 des 100 hôpitaux évalués dans le monde entier. Un classement basé sur la qualité des soins nutritionnels apportés par cette unité de soins intensifs.

L'importance du soutien nutritionnel à domicile : Ce suivi nutritionnel devrait se poursuivre au retour à domicile et même après cicatrisation complète des brûlures. « Il faut 12 à 18 mois à une brûlure sévère pour guérir complètement, au microscope. Donc, le soutien nutritionnel doit durer au moins aussi longtemps ».

Un cas patient : Les auteurs décrivent le cas d'un patient, brûlé au deuxième et troisième degré, sur plus de 40% de la surface corporelle, lors d'un accident du travail. Le patient a passé près de 2 mois à l'hôpital, avec nutrition parentérale constante apportant l'équivalent « de 15 hamburgers par jour ».

Source: The Ohio State University Wexner Medical Center 2015 via Eurekalert (AAAS) Burn treatment calls for 'constant' feeding (Vidéo et visuel@OhioState)

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