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SPORT: Commotions sportives et risque de troubles cognitifs

Actualité publiée il y a 5 années 9 mois 3 semaines
Neuropsychology Review

Peu de preuves soutiennent un lien entre les commotions sportives et un risque accru d’encéphalopathie traumatique chronique et de troubles cognitifs et neuropsychiatriques en fin de vie, selon cette analyse des données de la Loyola University. S’il a parfois été rapporté que le football et d'autres sports de contact peuvent augmenter le risque d'une affection neurologique invalidante, ces conclusions, publiées dans la Neuropsychology Review peuvent rassurer les sportifs.

Le Pr Christopher Randolph, neuropsychologue à la Loyola et auteur principal de l'étude, rappelle que l'encéphalopathie traumatique chronique (ETC) est la cause de symptômes comportementaux, comme l'irritabilité, la colère, l'agressivité, la dépression, parfois des tendances suicidaires ainsi que d'autres symptômes cognitifs dont les troubles de l'apprentissage, de la mémoire, du langage, de la vitesse traitement de l'information et des fonctions exécutives.


Liée à des commotions cérébrales, l'encéphalopathie traumatique est aussi caractérisée par l'accumulation de protéines Tau dans le cerveau, une caractéristique également de la maladie d'Alzheimer.

· Cependant, à ce jour, peu de cas d'ETC ont été rapportés après autopsies de cerveaux d'athlètes dont les familles pouvaient suspecter, avant le décès, des symptômes cognitifs et comportementaux. Cependant, ces cerveaux analysés pourraient ne pas être représentatifs du cas général.

· La plus large étude épidémiologique effectuée auprès de 3.439 athlètes retraités constate que les taux de suicide sont sensiblement plus faibles chez ces athlètes qu'en population générale. Les idées suicidaires faisant partie des symptômes d'ETC, ce résultat semble difficilement conciliable avec un taux élevé d'ETC.

· 2 autres études ont étudié les symptômes de joueurs retraités de la Ligue nationale américaine de football qui présentaient une déficience cognitive légère annonciatrice de la maladie d'Alzheimer. Mais ces symptômes s'avèrent être comparables à ceux observés chez des non-sportifs atteints de déficience cognitive légère.

· La présence de protéines tau dans le cerveau peut ne pas être un indicateur fiable d'ETC. Des études de cas ont montré que 20 à 50% des sujets peuvent présenter ces dépôts sans présenter de symptômes cliniques.

« On ne peut nier que la boxe et d'autres sports de contact peuvent entraîner des lésions cérébrales » mais il n'existe pas de données contrôlées démontrant l'association entre commotions sportives et risque accru de troubles cognitifs et neuropsychiatriques, concluent les auteurs.

Source: Neuropsychology 3 Dec, 2013 DOI: 10.1007/s11065-013-9243-4 Review Modern Chronic Traumatic Encephalopathy in Retired Athletes: What is the Evidence? (visuel© snaptitude - Fotolia.com)

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