Vous recherchez une actualité
Actualités

TOXICOMANIE: Ces neurones cholinergiques qui savent dire Non

Actualité publiée il y a 4 années 1 mois 1 semaine
Molecular Psychiatry

Comprendre le mécanisme moléculaire lié à la toxicomanie chez les humains c’est l’objectif de cette équipe du Douglas Mental Health University (McGill) Institute. Ces chercheurs révèlent que seule une petite population de neurones de notre centre de récompense est capable de répondre « oui » et « non ». Ces neurones « cholinergiques » du noyau accumbens, la zone du cerveau impliquée dans la récompense, « bloqués » sur le « Non » vont favoriser la toxicomanie, bloqués sur le « Oui », l’abstinence. Conclusions dans la revue Molecular Psychiatry.


Pour communiquer entre elles, les cellules cérébrales peuvent utiliser, pour certaines d'entre elles 2 transmetteurs différents. Ces neurones sont en quelque sorte bilingues, capables de dire soit « oui », soit « non », soit « peut-être ». L'équipe canadienne en collaboration avec plusieurs équipes de recherche internationales (dont de l'INSERM, Université de Créteil) montre ici qu'une petite population de neurones de notre centre de récompense est capable de répondre « oui » et « non ». Ce sont les neurones « cholinergiques » du noyau accumbens.

Ø Lorsque les chercheurs bloquent une des 2 options des neurones cholinergiques chez la souris, ici le « Non », l'animal montre une appétence et dit « Oui » à la cocaïne.

Ø Chez les humains, une mutation d'un gène clé pour cette co-transmission, s'avère ensuite associée à un risque multiplié par 10 de toxicomanie sévère.

Ces travaux non seulement contribuent à mieux comprendre les processus et les comportements sous-jacents à la toxicomanie, mais désignent aussi une cible importante pour de nouveaux traitements.

Source: Molecular Psychiatry 4 August 2015 doi:10.1038/mp.2015.104 The absence of VGLUT3 predisposes to cocaine abuse by increasing dopamine and glutamate signaling in the nucleus accumbens

Autres actualités sur le même thème