Vous recherchez une actualité
Actualités

Exposition prénatale à l'ALCOOL: 7 à 8.000 bébés victimes chaque année en France

Actualité publiée il y a 8 années 8 mois 1 semaine
CHU Réseau

Si le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF) est une pathologie dramatique, elle reste à 100 % évitable. 1ère cause non génétique de handicap mental chez l'enfant, l’alcoolisation fœtale entraîne des dommages irréversibles sur l’embryon et sur le fœtus. Ce message de santé publique est porté par l'Association de Prévention en Alcoologie et Addictologie de la somme qui organise un forum d’information au Centre Gynécologique Obstétrique du CHU d’Amiens-Picardie, le 29 mars prochain.

A ce jour, un seuil de consommation sans danger n'a pu être identifié, les femmes enceintes ou celles qui désirent l'être protègeront leur enfant en acceptant de respecter la règle du "0 alcool pendant la grossesse". Si 800.000 bébés naissent chaque année en France, 8.000 d'entre eux souffrent du Syndrome d'Alcoolisation Fœtale (SAF).


L'alcool passe librement et rapidement du sang maternel à celui du fœtus, au travers du placenta, et l'alcoolémie de la mère devient celle du fœtus. Conséquences: le fœtus sera plus longtemps vulnérable à la toxicité de l'alcool car son foie n'est pas parvenu à maturité suffisante pour éliminer rapidement l'alcool. Ses organes sont aussi susceptibles de voir leur développement perturbé. L'affection la plus visible est le syndrome d'alcoolisation fœtale (SAF). D'autres désordres neurocomportementaux -regroupés sous l'appellation Ensemble des Troubles Causés par l'Alcoolisation Fœtale (ECTAF)- sont à redouter. L'ECTAF se caractérise par une addition de fragilités physiques : retard de croissance pré ou postnatal, anomalies craniofaciales, malformations du cerveau et des dysfonctionnements du système nerveux central : retard de développement intellectuel, problèmes d'apprentissage et de mémoire, hyperactivité, troubles de l'attention.

Alerter au risque de s'opposer à une tradition française est l'objectif de l'Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie et de ses représentations régionales comme L'A.N.P.A.A. 80 (Picardie), reconnue d'utilité publique. L'A.N.P.A.A développe une approche globale de prévention des risques et des conséquences liées à la consommation d'alcool, ainsi que la prévention des autres addictions. L'association Picardie est également en charge de 5 Centres de Soins d'Accompagnement et de Prévention en Addictologie: Abbeville, Amiens, Friville-Escarbotin, Péronne et Roye.

Une étude de l'Inserm, publiée en décembre dernier rappelait que près d'une femme sur 4 continue à consommer ponctuellement de l'alcool durant sa grossesse et 6 % deux verres ou plus par jour 6, démontrant à nouveau que la notion d'abstinence d'alcool est encore mal comprise et insuffisamment suivie par les femmes durant leur grossesse. Une étude du Centre de recherche psychotropes, santé mentale, société (Cesames – Université Paris Descartes – CNRS – Inserm), publiée en juin 2009, montrait que 20% des femmes évoquent les conséquences de la consommation d'alcool pendant la grossesse mais que 6% seulement en connaissent les risques.