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MÉLANOME: Un vaccin thérapeutique déjà efficace sur la souris

Actualité publiée il y a 7 années 8 mois 4 semaines
Nature Biotechnology

Ces chercheurs de la Mayo Clinic et de l’Université de Leeds en utilisant comme vecteur un virus et en le chargeant de gènes identifiés sur les cellules tumorales forcent le système immunitaire à répondre à ces gènes du mélanome et à l’éradiquer. S’il s’agit à ce stade d’une recherche sur la souris, ces premiers résultats, très encourageants, publiés dans l’édition du 18 mars de la revue Nature Biotechnology, laissent espérer une prochaine immunothérapie contre le mélanome. Cette immunothérapie utilise une version génétiquement modifiée du virus de la stomatite vésiculaire pour livrer un large éventail de gènes directement dans les tumeurs. Lors de ces premiers essais, 60% des tumeurs des souris ont été guéries en moins de 3 mois et avec des effets secondaires minimes.

«Cette technique va nous aider à identifier un nouvel ensemble de gènes qui codent pour des antigènes qui stimulent la réponse du système immunitaire contre les cellules tumorales. En exprimant plusieurs protéines de concert, nous parvenons à générer un rejet efficace des tumeurs chez les souris », explique le Pr Richard Vile, co-auteur de l'étude et chercheur au département de médecine moléculaire de la clinique Mayo avec le Dr Jose Pulido, oncologue oculaire.


C'est donc un nouveau vaccin expérimental qui vient s'ajouter aux autres réalisations dans ce domaine de la Clinique Mayo, dont un vaccin également via virus oncolytique, contre les cancers du foie. De prochaines études pourraient inclure des vaccins similaires pour des cancers les plus agressifs, du poumon, du cerveau et du pancréas, précisent les chercheurs.

Explications : Le système immunitaire est capable d'identifier des envahisseurs viraux tels que le virus de la stomatite vésiculeuse. Alors que les tumeurs peuvent résister aux réponses du système immunitaire en délivrant moins d'antigènes identifiables et parviennent alors « à se cacher » du système immunitaire, en revanche, elles auraient du mal « à échapper » à un système immunitaire stimulé par l'attaque d'un virus très reconnaissable comportant un large éventail de gènes : « Personne ne sait combien d'antigènes le système immunitaire est capable d'identifier à partir des cellules tumorales », précise le Dr Vile. « Mais en exprimant l'ensemble de ces protéines dans un virus hautement immunogène, nous augmentons leur visibilité par le système immunitaire. Le système immunitaire pense qu'il est envahi par le virus qui exprime bien les antigènes qui doivent être éliminés ». La recherche en immunothérapie, explique l'article, a beaucoup ralenti en raison de la difficulté à isoler une collection suffisamment diversifiée d'antigènes dans les cellules tumorales et parce que les cellules tumorales sont capables de muter et de se reformer à l'insu du système immunitaire.

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