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SCLÉROSE en plaques : Soleil et vitamine D, 2 facteurs de réduction du risque

Actualité publiée il y a 8 années 9 mois 6 jours
Neurology

Les personnes qui vivent au soleil et ont des niveaux plus élevés de vitamine D ont moins de risque de développer une sclérose en plaques (SEP), selon cette étude canadienne publiée dans l'édition du 8 février de la revue Neurology, la revue de l'American Academy of Neurology. Mais plus intéressant encore, exposition au soleil et niveau de vitamine D sont 2 facteurs indépendants de réduction du risque de développement de la maladie.

La SEP est une maladie chronique du cerveau et moelle épinière, généralement avec des poussées récurrentes de symptômes. « Des études antérieures avaient suggéré des résultats similaires, mais cette étude est la première menée sur des patients ayant présenté les premiers symptômes de la SEP mais n'ayant pas été encore diagnostiqués», explique l'auteur de l'étude, le Pr. Robyn Lucas, de la National University de Canberra (Australie). "D'autres études ont porté sur les personnes qui avaient déjà une SEP, il n'était pas possible de savoir si la maladie les a amenés à modifier leurs habitudes de vie, dont l'exposition au soleil ou leur alimentation."


Cette étude a été menée sur 216 personnes âgées de 18 à 59 ans ayant eu un premier événement avec des symptômes du type SAP, avec un groupe témoin de 395 participants ne présentant aucun symptôme de SEP du même âge, du même sexe et de la même région de l'Australie. Les participants ont renseigné leur exposition au soleil à chaque période de leur vie, les chercheurs ont mesuré la quantité de lésions cutanées par exposition au soleil et la quantité de mélanine dans leur peau. Les niveaux de vitamine D ont été mesurés par tests sanguins.

Le risque d'avoir un premier événement, diagnostiqué par un médecin, variait d'environ de 2 à 9 nouveaux cas pour 100.000 personnes par an, dans cette étude. L'exposition à la lumière UV des participants variait de 500 à plus de 6.000 kilojoules par mètre carré.

Les chercheurs constatent

· que le risque d'avoir un événement de type SEP diagnostiqué est réduit de 30% pour chaque augmentation de 1000 kilojoules UV,

· que les personnes avec lésions cutanées par exposition au soleil présentent un risque réduit de 60% de développer un premier événement par rapport aux participants sans lésions par exposition aux UV,

· que les personnes ayant les plus hauts niveaux de vitamine D sont également moins susceptible d'avoir connu un premier épisode de symptômes de SEP que les participants ayant les niveaux moins élevés de vitamine D.

Au total, les différences d'exposition au soleil, les taux de vitamine D et le type de peau représentent une augmentation de 32 % de diagnostic d'un premier événement de SEP. Les effets liés à l'exposition au soleil et les niveaux de vitamine D sont 2 facteurs indépendants les uns des autres sur le risque de premier événement.

Néanmoins les chercheurs rappellent que l'on doit limiter son exposition au soleil en raison des risques de cancer cutané et que les risques des cabines de bronzage l'emportent de loin sur le bénéfice de protection contre la SEP.