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Le BRUIT de la circulation, un facteur de crise cardiaque

Actualité publiée il y a 7 années 5 mois 2 semaines
PLoS ONE

Cette étude menée par la Danish Cancer Society montre une relation claire entre le bruit de la circulation et le risque de crise cardiaque, avec une augmentation du risque de 12% par tranche de 10 décibels. Alors que de précédentes études ont suggéré que la pollution atmosphérique augmente de 40% le risque de crise cardiaque, c’est aujourd’hui la pollution sonore qui est montrée du doigt comme un facteur de risque accru. Des conclusions publiées dans l’édition du 20 juin de la revue PLoS ONE qui aboutissent à la même mesure, réduire la circulation en ville.

Des études précédentes ont étudié les effets combinés de la pollution sonore et atmosphérique causée par le trafic avec des conclusions parfois contradictoires. Cette nouvelle étude, basée sur 50.614 participants évoque comme principales causes directes, un stress accru et des troubles du sommeil liés au bruit du trafic élevé. Sur les 50.000 participants et une durée d'étude de près de 10 ans, les auteurs ont constaté 1.600 cas d'infarctus. L'exposition au bruit du trafic routier (Lden sur la courbe ci-contre) est fortement corrélée de manière positive avec l'incidence de l'infarctus. Les deux facteurs exposition au bruit et à la pollution du trafic s'avèrent également naturellement en cause de manière conjointe.


Une pollution sonore en augmentation régulière : Au cours de la période d'étude, de 1988 à 2006, les chercheurs ont pu observer une augmentation régulière de la pollution sonore au fil du temps, de l'ordre de 0,5 dB par période de 5 ans, alors que pour la pollution atmosphérique, la concentration a diminué d'environ 35% de 1988 à 2000, puis s'est stabilisée.

La pollution sonore, un facteur de risque comme les autres facteurs de risque cardiaque : Les cas d'infarctus présentent des caractéristiques communes, un IMC généralement plus élevé, le tabagisme, une consommation plus élevée d'alcool, une consommation moindre de fruits et légumes, moins d'activité physique, une pression artérielle et un taux de cholestérol total plus élevés, une prévalence plus élevée de diabète et … une exposition plus forte au bruit du trafic et à la pollution de l'air.

Les participants vivant dans des résidences exposées à plus de 60 dB de bruit du trafic routier présentent aussi une grande partie des facteurs de risque cardiaques précédemment évoqués, en comparaison des habitants des zones plus silencieuses. Mais les chercheurs constatent que chaque tranche de 10 dB de plus de bruit est associée à un risque statistiquement significatif de 12% de plus d'infarctus, après ajustement pour ces autres facteurs de risque, dont l'exposition à la pollution atmosphérique. Et cette association entre le bruit du trafic et le risque d'infarctus persiste après ajustement pour la pression artérielle, le taux de cholestérol et le diabète auto-déclaré. Enfin l'association la plus forte touche les participants de plus de 65 ans et les personnes… n'ayant jamais fumé.

Source: PLoS ONE 7(6): e39283. doi:10.1371/journal.pone.0039283 June 20, 2012 Road Traffic Noise and Incident Myocardial Infarction: A Prospective Cohort Study. (Visuel “Association between exposure to road traffic noise (Lden) at the residence at the time of diagnosis and incident MI, adjusted)

Lire aussi : La POLLUTION augmente de 40% la récidive de crise cardiaque

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